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De Hispaniola à la partition de l’Ile
Le 5 décembre 1492, la Santa Maria sous le commandement de Christophe Colomb, échoue en pénétrant dans les eaux Haïtiennes, au lieu qu’on appelle aujourd’hui « Fort Liberté ». Colomb baptise Hispaniola l’île sur laquelle il vient de poser le pied, en manière de reconnaissance à la couronne espagnole qui finance son expédition. Des débris de la Santa Maria, il fait construire un fort (le fort de la nativité) dans lequel il laisse une quarantaine d’hommes tandis qu’il repart pour l’Espagne. En même temps que l’histoire de Saint-Domingue vient de commencer, c’est toute la colonisation espagnole de l’Amérique qui débute.

La découverte de l’Ile et la colonisation espagnole

En 1496, Bartolomé Colomb (frère de Christophe) fonde la ville de Saint-Domingue laquelle, d’abord détruite par un cyclone puis reconstruite, devient la capitale d’Hispaniola. Le « règne » des Colombs (c’est le fils Diego qui succèdera à Bartolomé) est marqué, d’une part, par l’instauration des premiers encomiendas, système d’organisation du travail paternaliste censée adoucir le sort des indiens, mais qui s’avérera pire encore que l’esclavage pur et simple et d’autre part, par l’importation croissante d’esclaves noirs en provenance d’Afrique qui viennent suppléer à la main d’œuvre indienne décimée par les mauvais traitements et les maladies. En 1522 Hispaniola connaîtra son premier grand soulèvement d’esclaves noirs (donnant naissance au phénomène des « nègres marrons »). Ce soulèvement fut précédé de trois ans à peine (1519) par une révolte similaire des indien tainos qui durera jusqu’en 1533 et donnera lieu à une campagne d’extermination.

Départ des colons espagnols et arrivée des français

Hispaniola ne fut pas l’« Eldorado » dont Colomb rêvait et ses rares filons d’or furent assez rapidement épuisés. Cependant depuis 1515 on y fabrique du sucre, et ce, en grande quantité. A tel point que l’Espagne refusant de céder le monopole de son commerce extérieur, est rapidement saturée et n’est plus en mesure d’absorber la production sucrière de l’île. Le sucre ne se vendant plus, une grande partie des colons espagnols déserte Hispaniola. Ceux qui restent se lancent dans le commerce des peaux et de la graisse. En effet, le bétail initialement amené par Colomb s’est fortement développé et sa grande disponibilité occasionne une intense activité d’échange avec les contrebandiers Hollandais.

Entre 1603 et 1604 le gouvernement Espagnol décide de remédier à ce trafic, qui le défavorise, en ordonnant la destruction de toutes les agglomérations de la côte ouest de l’île et la concentration des habitants ainsi que de leurs troupeaux dans sa partie orientale. Les espagnols laissent ainsi toute la partie occidentale de l’île à l’abandon et le bétail restant sur place, livré à lui-même, ne tarde pas à proliférer.

Cependant, aux environs de 1630, une petite centaine de français, qui fuient les espagnols après que ces derniers les aient délogés de l’île de San Cristobal (Actuellement Saint Kitts) finissent par accoster Hispaniola, et trouvent à leur entière disposition ces milliers de kilomètres carrés de terre libre et inhabitées ainsi que profusion de bétail sans propriétaire. Ainsi le premier jalon de l’histoire de la partition d’Hispaniola est posé. En effet l’occupation française de fait, sera officialisée par la couronne Espagnole, lorsque celle-ci, par le traité de paix de Ryswick (1697), reconnaîtra par omission le droit de la France à revendiquer la propriété de la partie occidentale de l’île. La petite colonie française d’Haïti est née et le reste d’Hispaniola (rebaptisée Saint-Domingue) demeure aux espagnols.

Des Années 1610 jusqu’au début du XVIII em siècle, à Haïti, c’est la grande époque des « flibustiers » (pirates spécifiquement caribéens), qui attaquent et pillent les navires de commerce, de préférence Espagnols, nombreux à croiser dans les parages. C’est aussi le temps des « Boucaniers », qui font commerce du cuir et de la graisse, et qui disparaîtront à la fin du XVII em siècle, quand les troupeaux auront été exterminés. Boucaniers et flibustiers ont même une capitale commune : la minuscule mais néanmoins mythique « île de la tortue », tout près des côtes. Ceux qui ne sont ni l’un ni l’autre, cultivent les terres et la population de l’île s’accroît.

La Proclamation de la république Haïtienne

En Août 1791 a lieu la grande insurrection des esclaves d’Haïti, avec à sa tête, l’esclave affranchi : Toussaint Louverture. Le 29 août 1793, la convention proclame l’abolition de l’esclavage. Les Anglais ralliés aux Espagnols tentent de reprendre la colonie aux français mais Toussaint Louverture joint ses forces à celles des français pour chasser les envahisseurs et pacifie la région. Il en devient le gouverneur en 1795. Le traité de Bâle, la même année, voit toute la partie orientale de l’île passer aux mains des français, que Toussaint Louverture occupe aussitôt avec les forces haïtiennes. La France est alors en possession de la plus riche de toutes les colonies européenne du nouveau monde.

Cependant, Napoléon, qui s’inquiète des velléités autonomiste de Louverture, et qui désavoue la constitution qu’il a fait adopter en 1801, envoie le général Leclerc avec pour mission de faire prisonnier Louverture et de le ramener en France, pour y être incarcéré. Ce qui est chose faite en 1802. Néanmoins, la France a perdu un nombre d’homme considérable et ne peut éviter ni la reprise par les espagnols de la partie orientale de l’île, ni la proclamation de la république de Haïti le premier janvier 1804. La première république libre et noire de l’histoire est née et c’est Jacques Dessalines, un ancien esclave, qui en devient le premier empereur.

Saint-Domingue et Haïti

A partir de ce moment, Haïti, n’aura de cesse, qu’elle n’ait envahie Saint-Domingue, et malgré les revers militaires (Palo Hincado en 1809), la proclamation d’indépendance de José Nunes Carceres, en 1821 (favorable aux espagnols), elle finira par parvenir à ses fins et à occuper la totalité de l’île pendant 22 ans, jusqu’en 1844.

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Drapeau

Zone : Caraibes
Capitale : Saint-Domingue
Superficie : 48730 km²
Population : 9184000
Latitude : 18.52
Longitude : -69.92
Fuseau Horaire : UTC -4
Devise : Peso dominicain
Langue(s) : Espagnol
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