Fort de FranceDécouverte de la ville de Fort de France, capitale de la Martinique. Brève histoire de sa fondation et de son développement, sélection de quartiers à parcourir et de sites naturels et historiques à visiter dans le centre-ville et aux environs.
Brève histoire de la ville
Fort de France est le chef lieu de la Martinique, elle comptait plus de 100 000 habitants en 2006, soit le quart de la population de l’île. Anciennement appelée Fort-Royal (ce qui explique le nom actuellement donné aux habitants de Fort de France ; les « Foyalais ») on considère qu’elle fut fondée par Jacques Du Parquet. A l’origine de la ville, en effet, un fort édifié sur petit éperon volcanique environné de marais insalubres que Du Parquet commença d’aménager entre 1638 et 1658. Dans les années 1670 on y transféra le siège du gouvernement général des îles, anciennement installé à Saint Christophe, celle-ci étant estimée trop vulnérable. Après Saint-Pierre le fort devint le site le mieux pourvu en canon de l’île, ce qui explique peut être l’échec historique de l’Amiral Ruyter (Provinces Unies) en juillet 1674. Ce n’est cependant que sous le gouvernement du comte de Blénac (deuxième gouverneur général des Antilles) que la ville commença à prendre forme. C’est notamment à cette période que l’on assécha les marais qui rendaient difficile une implantation humaine durable. Longtemps concurrencée par Saint Pierre, elle devint naturellement, au lendemain de la destruction de celle-ci par l’éruption de la montagne pelée, le premier centre urbain de l’île.
Quartiers et monuments
Il subsiste assez peu de monuments antérieur au XIXème siècle à Fort de France, car la ville eut a souffrir au cours de son existence d’un nombre assez impressionnant de cataclysmes en tout genre. Tremblement de terre, incendie géant, cyclones et tempêtes, ont progressivement eu raison des constructions en pierre puis en bois qui composèrent d’abord l’architecture de la ville. Ne subsistent du XVII em siècle que le fort Saint Louis (qui peut être visité), le tracé de la place de la Savane, ainsi que le plan de la ville « en damier » hérité de Blénac.
De ce passé agité, Fort de France a néanmoins hérité de certaines pièces d’architectures assez spécifiques, mettant à profit des matériaux en mesure de résister aux incendies comme aux tremblements de terre : structures métalliques, verre, et tôle ondulée. La plus remarquable de ces constructions est sans doute la bibliothèque Schoelcher. Elle fut commandée en 1884 par les martiniquais pour abriter l’important fond d’ouvrages que le fameux député émancipateur avait légué à la ville (mais qui sera presque intégralement détruit par l’incendie de 1890). La Bibliothèque Schoelcher est l’œuvre de l’architecte Pierre Henri Picq, elle fut d’abord montée, pour être présentée au public, dans le jardin des tuileries à Paris, avant d’être démontée et expédiée dans l’île. Elle ne fut définitivement installée à son emplacement actuel- l’angle nord-ouest de la Savane- qu’en 1892, l’incendie de 1890 et le cyclone de 1891, ayant retardé le chantier. Du même architecte on pourra aussi voir la cathédrale Saint Louis, toute de verre et de fer, inaugurée en 1895 et dont seuls le mobilier et les portes sont en bois.
La place de la Savane est l’un des hauts lieux d’animation citadine. Des travaux d’aménagement et de valorisation de la place sont en cours mais ont peut néanmoins déjà y passer un agréable moment à l’ombre des arbres majestueux qui y ont été plantés et admirer les fleurs qui représentent la plupart des espèces de l’île… avant d’aller faire un tour dans les petites rues commerçantes adjacentes.
Le Musée départemental d’Archéologie et de la Préhistoire retrace la longue et passionnante histoire de l’installation des peuples amérindiens tandis que le Musée Régional d’Histoire et d’Ethnographie, qu’abrite une belle demeure créole de la fin du XIXem siècle, ressuscite la vie quotidienne martiniquaise des siècles passés.
On peut également faire les marchés, mais l’on préférera sans doute au « grand marché » de plus en plus « touristique », les marchés aux fleurs (dans lesquels on trouve également fruits et légumes) et aux poissons (certains pêcheurs y vendent encore directement le produit de leur pêche).
A voir ou à faire dans les alentours de Fort de France
Il est possible, au départ de la capitale, de s’engager sur la « route de la Trace », l’une des plus sauvage de l’île. Elle fut aménagée par les jésuites au XVIII em siècle pour relier Fort de France à Le Morne Rouge. Elle constitue aujourd’hui un chemin de randonné très prisé qui peut être couvert en à peu près une demi-journée. On y passe par des falaises abruptes, au travers d’une végétation luxuriante, et plus loin la piste offre des aperçus incomparables sur les pitons du Carbet.
A une dizaine de kilomètre de Fort de France, se trouve également le Jardin de Balata. Œuvre de l’horticulteur et paysagiste Jean-Philippe Thoze, le jardin de Balata rassemble, autour d’une vieille maison créole, une collection unique de plantes et de fleurs en provenance du monde entier et de toutes les caraïbes, le tout savamment agencé en un petit parc aux atmosphères variées et changeantes.
Zone : Caraibes
Capitale : Fort de France
Superficie : 1128 km²
Population : 401000
Latitude : 14.61
Longitude : -61.07
Fuseau Horaire : UTC -6
Devise : Euro
Langue(s) : Français, créole.
