Marrakech :
Située au pied du Haut Atlas et aux portes du désert, Marrakech jouit d’une situation stratégique qui attira berbères, arabes, nomades et montagnards afin de commercer. La ville fut fondée en 1070 par le souverain Almoravide Youssef Ben Tachfine. Les traces du règne de cette dynastie sont encore présentes (mosquée et palais Ben Youssef, porte de Bab Aylane). Ville très touristique aujourd’hui, presque branchée, Marrakech n’en reste pas moins fascinante : ses souks, ses musées, ses jardins et surtout sa palmeraie (100 000 arbres sur 13 000 hectares) restent des attractions à ne pas manquer. Autre lieu incontournable : la place Jemâa el Fna. Véritable centre de la Medina, elle permet de saisir le foisonnement de vie et d'activités qui caractérise cette cité. Avec le soir venant ses artistes de rue, ses échoppes de fruits sec. Non loin de là, la Mosquée de Koutoubia et son célèbre minaret, sorte de Tour d’Eiffel locale qui date du 12e siècle. Le minaret de la Koutoubia inspira les architectes de la Giralda de Seville et de la Tour Hassan de Rabat. Cette tour carrée en pierre de taille culmine à 77 mètres. Un escalier intérieur permet d’accéder à des salles couvertes de coupoles ainsi qu’à son sommet. Ses façades supérieures sont décorées de carreaux de céramiques formant des ornements différents sur chaque face. Marrakech ne manque donc pas de monuments à visiter si l’on y ajoute la medersa Ben Youssef, joyau de l'architecture arabo-andalouse. A l’époque de sa splendeur, cette medersa, la plus vaste du Mahgreb pouvait héberger jusqu’à 900 étudiants.
Casblanca :
Comment parler du Maroc sans évoquer cette ville ? Avec une population de 4 millions d'habitants agglomération urbaine comprise, Casablanca est, de loin le premier port et le premier centre industriel du pays. Mais aussi une ville très touristique et moderne : les voiles sont rares, on y voit des minijupes, tandis que les hommes et les femmes se rassemblent facilement. Sur les plages et dans les boîtes de nuit, le comportement de la jeunesse est proche de celui des jeunes occidentaux. Ainsi « Casa » présente toutes les caractéristiques des métropoles occidentales, sans avoir toutefois perdu cette agréable vie typiques des villes du Sud. Détruite en partie lors du tremblement de terre de 1755, la vieille ville musulmane (ou ancienne Medina), située à proximité de la côte, renferme les monuments les plus anciens de la ville. Le quartier des consulats où s'implantèrent les grandes puissances étrangères, au coeur de la médina, a vu arriver dès le 19e siècle de nombreux Européens. Pour cette raison, l’ancienne médina possède un style colonial avec de grandes fenêtres, de hauts plafonds et des balcons avec des appuis en fer forgé. Rien à voir avec le style arabo-andalou. Par ailleurs, la Mosquée Hassan II reste un monument incontournable. Erigée sur l'eau, elle impressionne par la démesure de ses proportions. Son minaret atteint par exemple 210 mètres ce qui fait de lui le plus haut du monde. Du sommet, un rayon laser, orienté vers la Mecque, brille jusqu'à 30 km de distance. Il s’agit d’ailleurs de l’un des rares édifices religieux qui se visite (on a accès à la salle de prières, la salle des ablutions et les hammans). Le marché central de Casablanca vaut également le détour tout comme le place Mohammed V.
Agadir :
Le premier site touristique du Maroc (plus de 600.000 visiteurs par an). Il faut dire qu’avec 330 jours de soleil par an et la plus longue plage de la côte atlantique marocaine (9 km), cette station balnéaire ne manque pas d’atouts. Premier port de pêche du Maroc, c’est une ville moderne, avec des activités nautiques (ski, planche à voile, plongée sous-marine, pêche aux gros), sportives (golf, équitation, tennis, squash), et de nombreux lieux de vie nocturnes (bars restaurants, discothèques). Certains apprécient, d’autres trouvent que ça manque d’authenticité. A voir : les ruines de l’ancienne casbah, avec ses remparts reconstruits après le séisme, qui subsistent sur la colline. Une inscription datant de 1746 orne encore le portail d’entrée: « Crains Dieu et honore ton roi ». Sachez enfin que le vieil Agadir fut détruit par un tremblement de terre en 1960 puis largement reconstruit.
Fès :
Fès c’est trois villes en une : Fès la jeune (ville nouvelle) sans autre intérêt que ses hôtels, Fès, la demi-vieille (Fès El-Jédid), édifiée au 13e siècle par les Mérinides et enfin Fès la vieille, nommée Fès El Bali, bâtie en 789 par Idriss Ier. Cette dernière est la plus ancienne des cités médiévales du monde musulman. Les familles andalouses, berbères, arabes ou juives trouvèrent refuge dans cette « Athènes de l'Afrique ». Fès se décline à travers son architecture, son artisanat, son savoir. Classée patrimoine universel par l'UNESCO depuis les années 80, Fès est la plus vaste et la plus secrète médina du monde arabe. Des milliers de merveilles, palais, jardins et fontaines sont à découvrir au détour d’une ruelle. A visiter notamment la place Nejjarine qui tient son nom des ébénistes qui occupent les échoppes du quartier. Sur cette place se trouve un ancien Foundouk (maison des hôtes) transformé aujourd'hui en musée où sont exposées des merveilles retraçant l'histoire du bois au Maroc. Sans oublier la mosquée Quarouiyen, fondée en 862. Quatorze portes permettent l'accès à l'intérieur de cette faculté qui dispose d'une précieuse bibliothèque riche de 30.000 volumes.
Essaouira :
Essaouira, anciennement baptisée Mogador est située sur la côte atlantique du pays. Elle doit notamment sa popularité à son climat tempéré toute l’année et à son architecture. Apprécié des surfeurs, nombreux dans la région, seul le vent qui souffle toute l'année sur la ville peut constituer un léger inconvénient. Mais derrière ses remparts ocre et rouges, il règne une atmosphère unique. Vous y croiserez badauds, pêcheurs, commerçants ou artisans, auxquels viennent se mêler des artistes du monde entier. A l'indépendance du Maroc en 1956, la ville s’appelle de nouveau d'Essaouira. Dans les années 60, elle attire les hippies et les baba-cools.
Le cinéaste Orson Welles y a tourné plusieurs scènes de son film « Othello » et Jimmy Hendrix avait l’habitude de venir s’y reposer. Lieu très branché aujourd’hui, cette ville pas très étendue peut faire penser les îles grecques avec ses murs blancs et ses fenêtres bleues. Les visiteurs aiment se perdre dans ses rues rectilignes conçues par l’architecte français Théodore Cornut, un disciple de Vauban. Les activités artistiques (artisanat, peinture sculpture, musique) ne manquent pas. Le port de pêche et ses nombreux restaurants de poissons sont aussi à visiter. Tout comme la Skala de la Casba, plate-forme de près de 200 m de long, protégée de l’Océan par un mur formé de blocs de roche sciés : vu d’en haut, on voit encore les traces de scie et le trou, vestige de la manœuvre qui servit à déplacer ces roches. A sa base, dans les anciens entrepôts de munitions, ont été regroupés les ateliers des artisans marqueteurs de la ville. Leurs œuvres sont bois de thuya, incrustées de bois de citronnier, d’ébène ou de fil de cuivre. Le souk est également digne d’intérêt.
Rabat :
La capitale est une ville assez riche en monuments. Rabat contraste avec les grandes attractions touristiques de l'intérieur du pays comme Fès ou Marrakech. Ville moderne et cosmopolite, on se promène dans ses larges allées fleuries. Au XIIe siècle, sa kasbah (citadelle) fut utilisée comme quartier général de la lutte contre les Espagnols. Mais son plus célèbre monument demeure la tour Hassan, minaret inachevé de la grande mosquée. Le mausolée de Mohammed V (le père de l’actuel roi du Maroc), en d'acajou et en cèdre du Liban, se trouve à côté. Par ailleurs, la kasbah des Oudaias, qui surplombe l’Atlantique, abrite un ancien palais transformé en musée des Arts traditionnels. Un autre musée archéologique de renom se visite sur le site des ruines de l’ancienne Sala (Chella). Cette nécropole se situe à 2 kilomètres du centre-ville. On y découvre végétation magnifique qui a envahi les lieux. Mais aussi quelques tombeaux. Plus loin, un minaret a conservé son décor polychrome. Sachez-le, la majorité des hôtels et restaurants de la ville sont concentrés aux abords de la gare ferroviaire et l’aéroport Mohammed V. Autre avantage, Rabat est plus tranquille pour les voyageurs que certaines autres villes marocaines, où les touristes sont parfois assaillis.