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Guadeloupe en Bref

Langue, religion, politique, économie ...
Guadeloupe en Bref :

Superficie : 1703 km2.
Population : 449000 habitants (données 2005).
Densité de population : 263 habitants au km2.
PIB annuel par habitant : 12750 euros.
Taux de chômage : Proche de 30%.
Capitale : Pointe à Pitre.

Les Îles de Guadeloupe :

La Guadeloupe, département français d’outremer, est en fait un petit archipel d’îles (Guadeloupe Continentale, Les Saintes, Marie-Galante, La Désirade, Saint-Barth, Saint-Martin) situé à peu près au centre de l’arc Caraïbe, entre la Dominique et Antigua & Barbuda.

La Guadeloupe Continentale est elle-même divisée en deux zones géographiques bien distinctes : au sud, la Basse-Terre aux reliefs volcaniques majestueux, et au nord la Grande-Terre quasiment plate. Deux îles en fait, séparées par un petit bras de mer, appelé la Rivière Salée. Deux ponts permettent de passer de l’une à l’autre.

A moins d’une heure de bateau au sud-est de la Guadeloupe Continentale, se trouvent le petit archipel des Saintes (13km2 et 3000 habitants), Marie-Galante beaucoup plus grande et peuplée (158 mk2 et plus de 13000 habitants), et La Désirade (22km2 et 1600 habitants).

Au nord, à plus de 150 kilomètres de Grande-Terre, les Îles du Nord : Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Langue :

La Guadeloupe c’est la France. On y parle donc la langue de Molière, mais aussi le Créole. Une langue élaborée au fil du temps par les communautés qui viendront successivement peupler l’île : les colons blancs du début de la colonisation, les noirs originaires de différentes ethnies africaines amenés ici en esclavage, puis au XIXeme siècle les indiens d’Asie venus remplacer les esclaves dans les champs de canne après l’abolition de 1848.

Aujourd’hui enseigné à l’université, le Créole est une véritable langue avec son lexique et sa grammaire. Et d’apparence facile, son apprentissage se révèle vite assez ardu. Pour vous initier au Créole et être capable de tenir une petite conversation, nous vous conseillons d’emporter avec vous le petit livre consacré par Assimil au Créole Guadeloupéen.

Religion :

En Guadeloupe, comme dans le reste des Antilles, la religion a garder une part très importante dans la vie de la société. Principalement catholique depuis l’origine, les colons blancs s’étant chargés de convertir les esclaves noirs importés d’Afrique, la population guadeloupéenne se laisse aujourd’hui de plus en plus tenter par les multiples petites églises de la mouvance évangéliste (Baptistes, Adventistes …). Le résultat de l’influence culturelle du continent nord –américain tout proche, et du prosélytisme de ses pasteurs.

Economie :

L’insularité et l’éloignement des marchés européens et américains sont de handicaps considérables que la Guadeloupe, comme l’ensemble des départements d’Outremer d’ailleurs, a bien du mal à surmonter. Ses principaux produits d’exportation sont la canne à sucre, sous forme de rhum ou de sucre, et la banane. Des produits agricoles à faible valeur ajoutée, fortement concurrencés sur les marchés mondiaux par les Pays Emergents dont les coûts de production, notamment en matière de salaire, sont beaucoup moins élevés.

Pour aider le secteur agricole guadeloupéen et maintenir l’emploi sur l’île, des tombereaux d’aides diverses accordées par la Métropole et l’Europe (département français, la Guadeloupe est aussi une des Zones Ultrapériphérique de la CEE) viennent depuis des décennies soutenir une activité de toute façon vouée à disparaître. Ces subventions ne seraient-elles pas mieux employées à essayer de développer d’autres pôles d’activités plus porteurs ?

Pas si simple ! Les pistes de développement sont malheureusement peu nombreuses. Développer le commerce avec les autres pays de la zone Caraïbe ? Toutes les îles produisent à peu de choses près les mêmes biens de consommation. Accroître la part des services en utilisant au mieux les nouvelles technologies de l’information ? Beaucoup y ont cru, se disant qu’il serait relativement facile d’installer des centres d’appel sur l’île et de viser le marchés occidentaux. C’était sans compter sur la concurrence des pays du Maghreb, d’Afrique et d’Asie.

A moyen terme, seul le secteur touristique semble pouvoir tirer son épingle du jeu. Les atouts de l’archipel guadeloupéen étant nombreux dans ce domaine, la Guadeloupe continue bon an mal an, d’attirer plus de 600000 touristes, principalement métropolitains. Mais là aussi les nuages s’amoncellent. Pratiquement seule destination tropicale connue des français, avec la Martinique, et jouissant ainsi d’une sorte de monopole exotique, la Guadeloupe s’est heurtée de plein fouet à l’émergence au milieu des années 90 de nouveaux marchés touristiques dans la zone Caraïbe : Cuba et la République Dominicaine.

Proposant quasiment le même type de programme au voyageur … soleil, plages, cocotiers, randonnées sur les reliefs volcaniques et dans la forêt tropicales, sports nautiques … ces îles sont rentrées en quelques années dans le cercle restreint des destinations préférées des français, au détriment essentiellement des Antilles Françaises, à qui elles chippent chaque année un nombre croissant de touristes.

Monnaie :

Département français et territoire européen, la Guadeloupe a d’abord connu le Franc avant de passer, tout comme la métropole, à l’Euro.