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A voir en Guadeloupe

Les vestiges de l'économie de plantation, les vieilles maisons créoles, et bien sûr certains des plus beaux sites naturels des Antilles, comme la Pointe des Châteaux, la Porte d'Enfer, ou le massif volcanique de la Soufrière et sa forêt tropicale humide...
La Caféière Beauséjour :

Sur les hauteurs de Pointe-Noire, surplombant la mer caraïbe, tout en haut d’un morne plutôt raide, la Caféière Beauséjour, ancienne exploitation du XVIIIeme siècle toujours en activité, vous invite à un voyage dans le temps. La maison de maître à un étage, toute en bois, jouit d’un magnifique panorama sur la mer et les mornes environnants. De large ouvertures et fenêtres à persiennes ouvrant sur la galerie extérieure permettent de laisser l’air circuler librement et rafraîchir les grandes pièces communes, toutes meublées de mobilier d’époque. Derrière la maison, un petit sentier dévalant la pente du morne mène jusqu’aux plantations de café. Café que vous pourrez ensuite déguster sous le très agréable carbet jouxtant la maison. Une visite hautement recommandée.

Le Jardin Botanique de Deshaies :

C’est dans l’ancienne propriété que Coluche possédait au sud de Deshaies (sur Basse-Terre), que le pépiniériste Michel Gaillard créa ce jardin botanique. Sur plus de cinq hectares est rassemblée ici, une vaste collection de fleurs, et d’arbres originaires des différentes régions tropicales de la planète. De grandes volières permettent aussi d’admirer plusieurs spécimens de perroquet Aras, des oiseaux autrefois présents en Guadeloupe, mais ayant disparus dès le XVIIIeme siècle. Le parc déjà abondamment ombragé par le couvert de grands arbres, et aussi agréablement rafraîchi par un petit torrent que vous suivrez tout au long de la visite (comptez environ 1h30) , qui vient alimenter une jolie cascade que surplombe le restaurant. Pour ceux qui souhaiteraient prolonger leur présence en ces lieux, sachez que l’ancienne maison de Coluche, sise au milieu du parc, est à louer à la semaine ou plus …

Le Parc des Mamelles :

Après avoir emprunté la route de la traversée qui chemine à travers les majestueux reliefs de Basse-Terre, une halte au Parc des Mamelles s’impose. Installé au cœur de la forêt tropicale humide guadeloupéenne, ce parc animalier permet de découvrir la faune endémique de Guadeloupe, tel le Raccoon, la mascotte de l’île (raton laveur en créole), des oiseaux tropicaux ou encore des tortues. Un sentier très bien aménagé vous guide au milieu des arbres typiques de la forêt humide antillaise et des passerelles invitent à grimper vers la canopée pour admirer de haut cette végétation luxuriante. Accroché aux arbres, un petit bar et sa terrasse sont une très agréable halte pour se rafraîchir et profiter calmement de l’endroit.

La Pointe des Châteaux :

A l’extrême est de Grande-Terre, face aux vagues de l’océan atlantique, la Pointe des Châteaux vous fait oublier un instant votre présence sous les tropiques, avec son paysage de falaises et de roches déchiquetés par les éléments, c’est un vrai paysage breton, la température en plus, avec le vent qui fouette, et les vagues qui explosent … Un pur moment de bonheur ! Attention cependant à ne pas vous baigner, l’endroit est très dangereux avec ses nombreux remous et courants, sans parler des vagues parfois très puissantes qui brisent sur les rochers. Préférez plutôt une des nombreuses plages qui bordent la route qui mène à la Pointe des Châteaux.

La Porte d'Enfer :

Tout au nord de Grande-Terre entre les communes de l’Anse Bertrand et du Moule, un bras de mer vient perforer les falaises pour finir 200 mètres plus loin en une petite plage de sable fin à l’abri du fracas des vagues qui brisent à l’entrée du boyau. Sur la droite de la plage, un petit sentier traverse une zone de pique-nique aménagée et permet de rejoindre en quelques minutes le sommet des falaises de la Porte d’Enfer. Après la tranquillité de la plage, le contraste est saisissant. A votre arrivée et à votre départ de la Porte d’Enfer, faites une halte sur la route qui longe la corniche en direction de l’Anse Bertrand. Le panorama sur le site y est majestueux.

L'Usine Gardel :

Dans la campagne, au sud de la commune du Moule, au milieu des champs de canne, les grandes cheminées de l’Usine Gardel, la dernière usine à sucre de la Guadeloupe apparaissent de loin. Ici, de mars à juillet, pendant la période de récolte de la canne à sucre, l’activité est incessante. Des norias de tracteurs charriant de lourdes remorques chargées à ras bord de canne viennent prendre position sur le parking de l’usine afin que leur chargement soit pesé. Puis la canne est stockée sous un grand portique métallique où de puissantes mâchoires la dirigent vers un pont roulant. Le processus de transformation commence alors. La canne est broyée pour en extraire les fibres contenant la saccharose, puis acheminée vers une série de moulin qui vont la presser pour obtenir un sirop (le Vesou). Des chaudières prennent le relais pour chauffer ce jus et le cristalliser, avant que celui-ci ne passe à la dernière étape : la centrifugeuse qui va séparer les cristaux de sucre. Des visites guidées sont organisées du lundi au samedi. A ne pas rater !

Pointe à Pitre :

Comme la plupart des grandes villes des Caraïbes, Pointe à Pitre manque globalement de charme. Cyclones, incendies, tremblements de terre ont mis à bas une grande partie du patrimoine, tandis qu’un urbanisme incontrôlé achève de défigurer certains quartiers. N’empêche ! Ce qui reste du centre historique de Pointe à Pitre mérite quand même une petite visite. Direction la Darse, face à la Place de la Victoire. C’est là que les pêcheurs accostent pour approvisionner le petit marché couvert en poisson frais. Derrières les grands arbres majestueux de la place de la Victoire on devinent quelques belles maisons d’architecture créole, et la façade magnifique d’un vieux cinéma. Un peu plus loin, dans la rue Nozières, le Musée Saint John Perse vaut à lui seul un petit détour par Pointe à Pitre. Installé dans une très jolie maison coloniale, la maison Souque-Pagès, il reconstitue l’intérieur des riches planteurs et réuni une belle collection de vêtements d’époque, sans oublier bien sûr des photos et des lettres de Saint John Perse.